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Conseils pour débuter le BDSM

par Clemity Jane

Ces quatre lettres nous attirent, nous intriguent et pourtant, on est beaucoup à hésiter à passer le cap, à ne pas savoir comment mettre en place ces jeux de domination dans notre vie sexuelle et c’est normal !
Aujourd’hui, je te donne mes petits conseils pour bien commencer avec ces pratiques qui peuvent autant nous exciter, nous impressionner ou nous faire un petit peu peur.

Par Clemity Jane

Qu'est-ce le BDSM ?

Bondage, Discipline, Domination, Soumission, Sado-Masochisme… Il y a plus de quatre concepts derrière ces quatre lettres, et d’autant plus de pratiques qui se cachent derrière ! Une petite fessée lors d’une levrette, un jeu de rôle occasionnel, on flirt avec la douleur en se griffant, jusqu’aux kits pour s’attacher en croix dans le lit, aux fouets en cuir et aux relations Maitre/Esclave 24h sur 24…

Il y a mille façon de faire du BDSM et l’une n’est pas mieux que l’autre ; à vous de trouver celle qui vous fait kiffer !

Conseils pour débuter le BDSM
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Les conseils pour bien débuter.

1/ Casser les préjugés

  • Ce qui est fascinant avec cette grande catégorie de pratiques, c’est qu’on déconstruit presque à chaque fois nos idées préconçues du bien et du mal, nos valeurs traditionnelles et nos convictions : le plaisir se confond avec la douleur, les rôles s’inversent et switch sans arrêt, être traité.é comme un chien (ou une chienne !) devient positif, ce qui était dégoutant devient orgasmique…

  • Par exemple : t’as beau être une féministe aguerrie, forte et indépendante, tu kifferas peut-être te faire humilier et être la soumise d’un homme. L’un ne remet pas l’autre en question et c’est parfaitement ok ! C’est même très courant de kiffer le BDSM parce que la sexualité fait office d’exutoire de notre quotidien, on relâche la pression et on rentre dans un rôle totalement opposé à notre visage habituel. On peut devenir une autre personne derrière son masque (en dentelle, en cuir, ou au sens figuré !)

  • Mon premier conseil sera donc de passer la barrière du « non c’est pas pour moi, je suis pas CE type de personne » car il y a très certainement une façon de faire qui te convient et tu pourras découvrir une autre facette insoupçonnée de ta personnalité.

2/ Se poser les bonnes questions

  • Pour profiter pleinement de l’expérience, il faut que ton envie soit puissante ! En aucun cas il ne faut se lancer « pour faire plaisir à l’autre » ou avec une trop petite motivation et une très grande appréhension. C’est normal d’avoir quelques craintes, mais je te souhaite d’avoir ce désir en toi qui les fait presque disparaitre !

  • Il faudra aussi éviter de confondre tes fantasmes et tes réels désirs. Parfois, on a des images, des situations, ou des types de pornos qu’on aime regarder pour se masturber, pour s’exciter… mais c’est pas pour autant qu’on à envie de vivre ces mêmes scènes !

  • C’est totalement normal, l’imaginaire érotique est sans limite, mais il est sain de poser les vôtres, de les connaitre et de les respecter. On ne tente pas une séance de domination parce que c’est la mode, mais parce qu’on en brûle d’envie.

3/ Qui va lentement va sûrement !

  • Personne ne te jettera dans la mer sans savoir nager : tu vas pas aller à une soirée dans un donjon pour une humiliation publique en combinaison latex du jour au lendemain !

  • Commence tout doux, avec des pratiques simples qui vont te permettre de te familiariser avec le BDSM : on se bande les yeux, on s’attache les poignets, on laisse tout le contrôle à l’autre, on se donne des ordre, des fessées… Même si le matériel et les outfit sont un plus pour leur efficacité, l’ambiance et le roleplay, on peut totalement se contenter d’un foulard, d’une cordelette qui trainait au garage, et d’un peu de lubrifiant.

  • On bricole, même si avec du cuir vegan et des clous, c’est quand même sacrément stylé. On pourra évoluer petit à petit vers de meilleurs équipements, au fur et à mesure qu’on va vers des pratiques plus intenses, ou juste différentes.

4/ Le contrat !

  • Tant qu’on reste soft, on peut improviser un petit peu, se comprendre sans se parler et tout se passe bien. Mais quand on envisage de jouer de plus en plus fort avec la douleur, les restrictions et le contrôle de l’autre, il devient indispensable d’avoir une discussion à coeur ouvert, voir de mettre les choses au clair sur papier.

  • On parle d’une relation consentante et contractuelle, donc on peut établir ensemble les termes du contrat, ses limites à ne pas franchir et surtout un safe-word (mot de sureté) et/ou un geste de sureté pour communiquer également pendant les jeux.

  • Il s’agit d’un mot ou d’un geste (pour quand on ne peut pas parler, qu’on porte un bâillon par exemple) qui veut dire « c’est pas ok, non, ça va pas » et signifie à l’autre de tout arrêter. On peut même élaborer un code plus complexe qui signifie « plus fort », « moins fort » etc…

5/ Invente ton BDSM

  • Que tu te sentes plus à l’aise soumis.e ou dominé.e, la clé d’un BDSM qui nous fait kiffer, c’est de créer le BDSM qui nous ressemble ! Tu t’éclateras pas forcément avec les mêmes mises en scène que tes potes et c’est légitime : essaye pleins de choses et tant pis si c’est « farfelu ».

  • Quelques exemple à la louche : tu aimeras peut-être mieux faire les jeux BDSM dans une autre langue, en anglais par exemple, ça permet de rentrer encore plus dans ton personnage, ou juste pour laisser aller ton fort intérieur sexuel. Tu seras peut-être « switch » donc tu aimeras les deux cotés des jeux de domination.

  • Tu te découvriras peut-être un « kink » ou un fétichisme : le latex te fera peut-être un effet fou, ou tu aimeras te faire marcher dessus… tout est possible et tout est acceptable tant qu’on reste respectueux des limites des autres !

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6/ L'aftercare

  • Et enfin, on ne zappe surtout pas l’AFTERCARE, ce moment privilégié à la fin du jeu pour prendre soin l’un de l’autre (mais particulièrement de celui ou celle qui a « subi » les jeux). On soigne les bobos, on se cajole, on se câline et on revient à nous, pour atterrir tranquillement sur terre. Certaines personnes ont besoin de temps pour se rassurer, se dire que le jeu est fini, qu’on s’aime et qu’on peut revenir à la tendresse et la douceur.

Conseil bonus pour les dom'

Prendre le contrôle, ce n’est pas juste avoir un esclave sexuel avec qui on fait ce qu’on veut le temps d’un jeu (même si ça peut être un peu ça parfois). C’est prendre la responsabilité de l’autre, et assumer de mener la danse pour jouir ensemble. C’est tout un équilibre à maitriser entre le trop fort et le pas assez, une affaire de dosage de ta force qui peut être très délicate.

Mon conseil sera d’être encore plus à l’écoute des micro-réaction de l’autre, car les petits gémissements, la respiration ou les cris de ton/ta soumis.e sont autant d’indices pour trouver le bon accord.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les dom’ (dominant.e.s) prennent souvent plus de plaisir mental que physique, dans la satisfaction que procure le jeu et le plaisir de l’autre, plutôt que dans la stimulation sur son propre corps. On sous-estime souvent notre zone érogène principale : le cerveau !

Le mot de la fin !

Tu as (à peu près) toutes les bases d’une partie de BDSM réussie et positive, mais continue les recherches, lis des témoignages et parle avec les gens de la communauté, il y a foule de gens sympas qui aiment partager leur expérience et les codes de ce milieu, tu verras c’est très enrichissant en plus d’être jouissif !

Qui est l'auteur ?

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Clemity Jane, alias Clémence, crée des vidéos et autres contenus pédagogiques à propos de la sexualité sur Youtube et Instagram depuis plus de 7 ans. Elle fut la première en France à proposer des guides d’achat de sextoys en vidéo à visage découvert et à pour objectif de faire passer un message sexpositif tout en cassant les tabous de ce sujet. En (s)experte des jouets, elle a créé sa propre gamme de sextoys et de cosmétiques intimes, et continue de partager au quotidien ses conseils sexo, mais aussi des reviews de produits et ses expériences en tant que jeune maman.

 

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