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Le Shibari

Découvrez l'art du bondage japonais!

Sexe & Shibari - Encore méconnu du grand public, le moins que l'on puisse dire, c'est que cet art sexuel attise la curiosité ! Technique ancienne alliant esthétisme, plaisir sexuel et soumission… JOYclub décrypte pour vous la version soft du BDSM japonais pour vous aider à exceller dans cet art érotique appelé Shibari. La suite dans cet article !

Le Shibari : histoire d'un art ancestral bien loin de l'univers du sexe !

Le Shibari trouve son origine dans la société médiévale japonaise. Aussi appelé Kinbaku, il s'agissait alors d'une technique de ligotage utilisée par les militaires pour la capture, l'arrestation, le châtiment corporel et la torture des prisonniers. À cette époque, le Shibari était pratiqué exclusivement par des spécialistes de la discipline, nommés les Nawashi.

Le mode d'attache variait en fonction du statut social du captif au sein de la société, et permettait de distinguer au premier coup d'œil les samouraïs, les nobles et les gens du peuple. Dans le même esprit, les cordes et leurs symboles ainsi que les nœuds utilisés indiquaient même le motif de l'arrestation !

L'apparition du sexe dans le Shibari

Le Shibari entre discrètement dans les familles japonaises pour devenir une pratique sexuelle vers le XVIIIe siècle, mais ce n'est qu'en 1908 que le Shibari est reconnu comme un art sexuel à part entière. Peu avant les années 60, le photographe britannique John Willie, adepte de fétichisme et de bondage, publie dans un livre photo cette technique ancestrale et met en lumière l'art du ligotage.

On remarque que le Shibari se pratique différemment au Japon et en Occident. Bien qu'ils renvoient tous deux à la notion d'esthétisme érotique et de contrainte, la version japonaise s'approche plus du massage shiatsu, une technique de relaxation par pression de points d'énergies, ici stimulés par l'étreinte de la corde.

Aussi, en terre nippone, les nœuds sont peu nombreux (voire inexistants), car jugés disgracieux, contrairement à l'Occident où les techniques de nouage sont multiples et complexes. Quoi qu’il en soit, le Shibari s’exprime d’un continent à l’autre dans la recherche de soumission et de contrainte, plus ou moins douloureuse.

Le Shibari
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Shibari - Le sexe version bondage japonais : prenez le contrôle ou soumettez-vous !

La notion de douleur est importante dans l’exécution du Shibari, car si la souffrance est bel et bien présente, elle doit être agréable et tolérable. Cette pratique exaltante, sous-genre du BDSM (bondage, discipline, domination, sadisme, masochisme), est basée sur un jeu de pouvoir.

Bien loin de son rôle initial, la corde permet aujourd’hui une soumission contrôlée et totalement volontaire. Ainsi, dans le Shibari, on ligote dans un but esthétique et on recherche aussi bien le plaisir du ligoté que celui de la personne qui tire les ficelles.

Bien sûr, comme dans d’autres jeux BDSM, le Shibari peut s’accompagner de fessées, de bâillons, de restrictions visuelles, etc. Il est également possible d’avoir recours aux sextoys pour pimenter davantage l’expérience : fouets, pinces tétons, cire chaude, glaçons… L’objectif est de créer l’extase par tous les sens !

Nos 4 conseils pour bien pratiquer le Shibari érotique

Comme toutes les autres pratiques BDSM, le Shibari s’applique de façon encadrée, c’est pourquoi il est essentiel de partager cette expérience avec une personne de confiance. Le respect mutuel est évidemment primordial, et la bonne exécution de cet art requiert quelques connaissances préalables. JOYclub vous donne 5 conseils pour une séance de Shibari dans les règles de l’art !

1. Définir ses limites avant de commencer

Avec votre partenaire, communiquez de façon claire sur ce que vous recherchez à travers cette expérience, sur ce qui est tolérable et ce qui ne l’est pas, et trouvez un mot qui pourra signifier à l’autre que vous souhaitez arrêter et qui pourra être utilisé à tout moment.

2. Bien choisir sa corde de bondage

La technique du Shibari n’utilise que des nœuds de friction, qui ne bougent pas et ne glissent pas sur la corde. C’est pourquoi il convient d’utiliser des cordes en chanvre ou en jute assez longues (généralement de 6 à 10 m), et assez épaisses pour ne pas entailler la peau (4 à 6 mm de diamètre). À la fois souples et robustes, elles sont adaptées à la pratique, permettent de limiter la douleur, et évitent les brûlures, contrairement aux ficelles en nylon par exemple.

3. Prévoir et anticiper le danger

Comme toutes les pratiques sexuelles, le Shibari n’est pas sans risques. Il est donc recommandé d’avoir une paire de ciseaux suffisamment solide afin de couper les cordes en cas d’urgence.

4. Rester vigilant sur l’état psychologique et sur la santé de la personne ligotée

La lenteur des mouvements est une caractéristique propre au Shibari qui présente un double intérêt : elle décuple les sensations, et permet d’observer convenablement la personne attachée. L’attacheur doit être attentif au bon déroulement de la séance, et doit être en mesure d’intervenir rapidement en cas d’inconfort non désiré.

Shibari — Faites vibrer les cordes du plaisir avec la communauté JOYclub

Fascinant et hypnotique, le Shibari est un art aux multiples aspects. Tantôt érotique et esthétique, tantôt sexuel et artistique, il s’adresse à toutes les sexualités et ne connait ni âge, ni genre, ni classe sociale. Tenté par l’expérience ? Venez en discuter avec d’autres membres de la communauté JOYclub !

 

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