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Glory Hole

La porte du bonheur

Fourrer sa queue dans un trou sans savoir ce qui nous attend de l'autre côté ? L'idée paraît pour le moins hasardeuse aux non-initiés. Et pourtant, ce sont précisément le fait de réduire totalement l'acte sexuel à l'essentiel, soit la satisfaction du désir, ainsi que l'anonymat qui font tout l'attrait du glory hole. Petit guide du « trou de la gloire ».

Par Der_Distelfink

 

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Qu'est-ce qui rend les « glory holes » si excitants ?

En utilisant un glory hole, pas de discussion ni confession. L'éducation de la plupart des gens leur a inculqué de considérer autrui comme une personne à part entière, comme un être avec un passé et une vie intérieure, comme la somme d'expériences et de savoirs, d'humour et de vulnérabilité, et c'est cet ensemble du caractère et de l'apparence qui permettent de jauger l'autre. Tout ceci est mis de côté du fait de la vue et de la communication limitées inhérentes au glory hole. La dépersonnalisation portée à son paroxysme. Torride.

Le glory hole limite le champ d'action d'une manière à la fois décomplexée et exaltante.

Comme pour toutes les rencontres axées sur le sexe, le glory hole permet de s'engouffrer à travers une brèche pour échapper au train-train quotidien. Il y a peu de maladresses possibles, peu de marge pour des questionnements susceptibles d'ébranler sa certitude à base de « et ça, je peux ? » ou pour les sentiments honteux : le glory hole limite le champ d'action d'une manière à la fois décomplexée et exaltante.

L'un est réduit à sa queue, le ou la partenaire de l'autre côté à sa fonction de « trayeuse ». À moins qu'il ou elle n'ait envie de recevoir également des faveurs : certain.es n'hésitent pas à coller leur derrière contre l'orifice. Un glory hole est synonyme d'une simplicité comme on en trouve rarement ailleurs.


Le couple JOYclub macdomanz en pleine action. La vérification de la majorité, c'est par ici !
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Autre attrait : l'anonymat ou la certitude d'avoir affaire à de parfait.es inconnu.es. Ce sont surtout les femmes qui avancent cet argument : pouvoir faire gicler les queues de plusieurs inconnus (en présence du partenaire) ou recevoir leur sperme. « Nous étions dans une pièce munie de huit glory holes, avec un membre inséré dans chacun (pour deux tournées). Et ils ont tous éjaculé copieusement », raconte le couple JOYclub EvaDidi pour en décrire le facteur bukkake. Pour cette raison, il est préférable de se rendre dans un établissement avec des douches à disposition.

Autre argument en faveur du glory hole : ne pas voir la personne de l'autre côté stimule les fantasmes. La femme du couple PaarLysander1x2 dépeint son expérience ainsi : « Mon partenaire se charge souvent de la prise de contact sur JOYclub et sait à peu près qui sera présent. Il éveille mon appétit en m'exposant par le menu les formes et tailles de leurs bites ou en évoquant la belle plume de ces messieurs. Ça permet de nourrir la machine de mes fantasmes au préalable. »

Où trouver des glory holes ?

La variante officielle est disponible dans les cinémas pornos, les sexshops, les clubs échangistes ou certaines boîtes libertines. Faites attention à l'hygiène des lieux. Le couple JOYclub Sonnenstern77 veille toujours à apporter du désinfectant pour les mains. Si c'est l'attrait de l'interdit qui t'intéresse (et que tu es moins regardant.e sur l'hygiène), tu trouveras peut-être ton trou dans les toilettes publiques de certaines gares, universités ou parkings. On peut d'ailleurs se servir de glory holes dans le cadre d'ébats en public dans un parking.

Bonne étiquette du glory hole

Les pratiques possibles sont multiples. Les glory holes sont avant tout connus pour être utilisés pour la fellation ou la masturbation, principalement dans les cinémas pornos ou clubs échangistes. Une pratique courante pour les couples est que monsieur soit présent dans la cabine et que madame lui fasse une gâterie ou se fasse prendre par lui tandis qu'elle s'occupe d'une autre queue.


Le couple JOYclub BlowJobCouple en pleine action. La vérification de la majorité, c'est par ici !
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Footjob, anulingus et pénétration sont également au menu des plaisirs. Les glory holes ne sont pas forcément des ouvertures à hauteur de hanche dans une cloison. Outre cette variante standard, une autre solution plus large, où la personne glisse tout le bas de son corps à travers une ouverture, gagne en popularité. Comme tout le bas du corps est à disposition, la probabilité d'avoir des rapports par pénétration est beaucoup plus forte. Pour cette variante, c'est le plus souvent une femme qui présente son corps.

Avec deux cabines côte à côte, il est possible d'utiliser le glory hole pour des pratiques échangistes : l'homme et la femme interagissent à tour de rôle avec le couple de l'autre côté.

Témoignage d'une adepte du glory hole

La femme du couple PaarLysander1x2 :

« J'aime quand il y a deux cabines avec deux cloisons différentes. Une paroi avec des trous pour la queue et un autre trou avec un orifice plus large où je peux présenter mes fesses. S'il y a des mouchoirs et du désinfectant, c'est super. Je préfère aussi qu'il y ait un bon éclairage, je veux pouvoir distinguer quelque chose. Un tabouret amovible est aussi indispensable, pour que je puisse me positionner comme je veux.

J'aime astiquer des queues et j'adore quand elles durcissent et éjaculent. Ça m'excite. De préférence pas seulement sur mes mains, j'aime aussi recevoir plein de sperme sur ma poitrine. Mais je n'avale jamais.

Si la bite est particulière, très raide, dure, grosse, volumineuse, je ne la laisse pas m'échapper et j'aime la prendre dans mon vagin ou anus. Dans l'idéal, je suce mon mec en même temps.

Dans le glory hole, c'est moi la « souveraine » qui prend des queues. J'offre mon corps et mon désir et je procure un bon moment et de l'énergie sexuelle et passionnelle.

Mon partenaire joue toujours le rôle de protecteur, si quelqu'un a peu trop de testostérone. Sans lui, je n'oserais pas entrer dans la cabine. Il aide à l'organisation, filtre les mecs trop testostéronés au préalable, mets des mouchoirs et des capotes à disposition et me tends sa queue.

Ce que je trouve dommage, c'est que les femmes doivent payer l'entrée du cinéma porno alors qu'elles font souvent rentrer de l'argent dans la caisse. »

Les comportements rédhibitoires au glory hole

Est-il nécessaire de mentionner la mauvaise hygiène ? Bien. Autre critère négatif souvent cité : une pilosité pubienne luxuriante. Lorsque le corps est réduit visuellement aux seules parties génitales, la pilosité pubienne est beaucoup plus apparente.

Quand une femme présente ses fesses contre le trou, la plupart des voyeurs sont incapables de résister.
sexypaar69001

Pour les accidents comme pour les glory holes, les badauds et voyeurs sont irritants et gênent l'action. Sonnenstern77 commente à ce sujet : « Nous constatons régulièrement que beaucoup sont là seulement pour regarder et bloquent de ce fait la cabine. Ou bien certains tentent des attouchements à travers les ouvertures. » Le couple JOYclub sexypaar69001 a la solution : « Quand une femme présente ses fesses contre le trou, la plupart des voyeurs sont incapables de résister et passent à l'action. »

Pire encore : les personnes qui prennent des photos ou filment sans la permission de la femme. Les glory holes ne sont pas un peep show. Il est tout aussi malvenu de se masturber en regardant. La plupart des femmes veulent mettre la main à la pâte, pourquoi leur enlever cette opportunité ?


Le couple JOYclub EvaDidi en pleine action. La vérification de la majorité, c'est par ici !
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L'interdit absolu avec un glory hole : avoir des rapports non protégés ou avaler le sperme. Toutes ces consignes sont incontournables dans les établissements susmentionnés. En revanche, dans le cas de trous officieux, les risques encourus sont ceux qu'on peut attendre d'une pratique clandestine et illicite. Certes, on y trouve ce que l'on cherche. Mais pourquoi prendre le risque ? La vie est trop belle pour ça. Surtout quand on s'accorde quelques instants intenses centrés sur l'essentiel de la situation. Glory hole-léluia !

 

Sans lendemain, anonyme, furtif : l'histoire du glory hole trouve ses racines dans l'Égypte antique. Des représentations artistiques confirment que la pratique culturelle du glory hole avait également cours en Grèce antique. En parallèle, ce fourre-tout du plaisir s'est aussi popularisé en Asie.

Au 16ème siècle, les glory holes se multiplient à nouveau sur le territoire européen dans les ruelles étroites, les bordels et les toilettes. Contrairement aux glory holes du 19ème et du 20ème siècle, la motivation principale n'était pas les rencontres homosexuelles clandestines : prendre son pied vite fait, de manière anonyme et en toute facilité était l'intérêt premier.

Certaines sources montrent que les glory holes étaient considérés comme un plaisir totalement inoffensif au début des temps modernes. L'expansion de l'Empire Britannique fait qu'on en trouva bientôt également en Inde, en Australie et au Canada.

C'est au 19ème siècle que le lien entre glory holes et homosexualité s'est consolidé. Les rencontres incognito permettaient notamment de prévenir les risques de chantage, à une époque où l'homosexualité était passible de poursuites pénales, ce qui était encore le cas aux États-Unis jusqu'en 1962 et en France jusqu'en 1971. On pouvait trouver ces trous non seulement dans des toilettes et des clubs qui s'y prêtaient, mais aussi par exemple dans des bibliothèques. Qui aurait pensé lire le mot « bibliothèque » dans cet article ?

Dans les années 60, les glory holes ont envahi les saunas américains. Beaucoup d'entre eux étaient devenus des points de rencontre pour la communauté gay. L'épidémie de SIDA des années 80 a mis fin à la pratique. Ainsi, la ville New York a ordonné la fermeture des saunas gays en 1985.

Avant cette date, les glory holes avaient fait leur retour dans les pratiques hétérosexuelles. L'urgence qui avait poussé des hommes à peine un siècle plus tôt à entretenir des contacts sexuels via des trous dans les murs a laissé la place au désir inoffensif d'un anonymat excitant.

 

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